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Groupes Coupe du Monde 2026: compositions et pronostics

Tableau des douze groupes de la Coupe du Monde 2026 avec les quarante-huit équipes qualifiées

12 groupes, 48 équipes — voici la carte du Mondial 2026, groupe par groupe. Le tirage au sort de décembre 2025, complété par les barrages UEFA et intercontinentaux de mars 2026, a produit douze poules dont les déséquilibres sautent aux yeux. Le groupe F (Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie) ressemble à un quart de finale anticipé. Le groupe E (Allemagne, Côte d’Ivoire, Équateur, Curaçao) offre un contraste saisissant entre un géant européen et une île de 150 000 habitants.

Pour la Suisse, le tirage a été clément: le groupe B associe la Nati au Canada, à la Bosnie-Herzégovine et au Qatar. C’est un groupe où la qualification est attendue, pas espérée. Dans cette analyse des groupes de la Coupe du Monde 2026, je passé en revue chaque poule avec un pronostic de qualification, avant de m’attarder sur le groupe B et les groupes les plus disputés du tournoi.

Le format à quarante-huit équipes, avec douze groupes de quatre et les huit meilleurs troisièmes qualifiés, modifie la lecture des phases de poule par rapport aux éditions précédentes. Chaque point compte non seulement au sein du groupe, mais aussi dans le classement transversal entre les troisièmes de chaque poule. Cette mécanique rend la dernière journée de groupes plus imprévisible et plus stratégique que jamais — un facteur que les parieurs doivent intégrer dans leurs calculs.

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Les 12 groupes: tableau complet

Quand j’ai vu le tirage complet pour la première fois, deux réactions se sont succédé en quelques secondes: soulagement pour la Suisse, fascination pour les groupes F et H. Voici les douze poules dans leur intégralité.

Groupe A
PositionÉquipeConfédérationChapeau
A1MexiqueCONCACAF1 (hôte)
A2Corée du SudAFC2
A3Afrique du SudCAF3
A4TchéquieUEFA4 (barrage)
Groupe B
PositionÉquipeConfédérationChapeau
B1CanadaCONCACAF1 (hôte)
B2SuisseUEFA2
B3QatarAFC3
B4Bosnie-HerzégovineUEFA4 (barrage)
Groupe C
PositionÉquipeConfédérationChapeau
C1BrésilCONMEBOL1
C2MarocCAF2
C3HaïtiCONCACAF3
C4ÉcosseUEFA4
Groupe D
PositionÉquipeConfédérationChapeau
D1États-UnisCONCACAF1 (hôte)
D2ParaguayCONMEBOL2
D3AustralieAFC3
D4TurquieUEFA4 (barrage)
Groupe E
PositionÉquipeConfédérationChapeau
E1AllemagneUEFA1
E2Côte d’IvoireCAF2
E3ÉquateurCONMEBOL3
E4CuraçaoCONCACAF4
Groupe F
PositionÉquipeConfédérationChapeau
F1Pays-BasUEFA1
F2JaponAFC2
F3SuèdeUEFA4 (barrage)
F4TunisieCAF3
Groupe G
PositionÉquipeConfédérationChapeau
G1BelgiqueUEFA1
G2IranAFC2
G3Nouvelle-ZélandeOFC3
G4ÉgypteCAF4
Groupe H
PositionÉquipeConfédérationChapeau
H1EspagneUEFA1
H2Arabie saouditeAFC2
H3UruguayCONMEBOL3
H4Cap-VertCAF4
Groupe I
PositionÉquipeConfédérationChapeau
I1FranceUEFA1
I2SénégalCAF2
I3NorvègeUEFA3
I4IrakAFC4 (barrage)
Groupe J
PositionÉquipeConfédérationChapeau
J1ArgentineCONMEBOL1
J2AlgérieCAF2
J3AutricheUEFA3
J4JordanieAFC4
Groupe K
PositionÉquipeConfédérationChapeau
K1PortugalUEFA1
K2ColombieCONMEBOL2
K3OuzbékistanAFC3
K4RD CongoCAF4 (barrage)
Groupe L
PositionÉquipeConfédérationChapeau
L1AngleterreUEFA1
L2CroatieUEFA2
L3GhanaCAF3
L4PanamaCONCACAF4

À première vue, les groupes A, B, E, G et J semblent les plus ouverts pour les têtes de série — avec une qualification quasi assurée pour la première du groupe et une lutte pour la deuxième place. Les groupes F, H, K et L, à l’inverse, concentrent des sélections de calibre élevé dès le chapeau 2 ou 3, ce qui promet des éliminations précoces de noms réputés.

La répartition par confédération est aussi un facteur d’analyse. Le règlement FIFA interdit de placer deux sélections d’une même confédération dans le même groupe, à l’exception de l’UEFA qui — avec seize qualifiés pour douze groupes — doit nécessairement placer deux Européens dans quatre poules. Le groupe B (Suisse et Bosnie), le groupe F (Pays-Bas et Suède), le groupe I (France et Norvège) et le groupe L (Angleterre et Croatie) sont les quatre groupes à double présence européenne. Ces configurations produisent des confrontations entre sélections qui se connaissent bien — un avantage pour les analystes qui disposent de données historiques riches en matchs officiels entre ces équipes.

Un dernier élément de lecture: les chapeaux du tirage au sort. Les têtes de série (chapeau 1) sont les douze meilleures sélections au classement FIFA plus les trois pays hôtes. Le chapeau 4, celui des équipes les plus faibles théoriquement, contient les qualifiés via les barrages (Tchéquie, Bosnie, Turquie, Suède) et les sélections les moins bien classées. Mais attention au piège: la Turquie, placée en chapeau 4, est une sélection bien plus redoutable que certaines équipes de chapeau 2 ou 3. Le numéro du chapeau ne reflète pas toujours le niveau réel.

Groupe B: la Suisse face au Canada, Qatar et Bosnie

C’est le groupe qui compte le plus pour nous. Quand le tirage a placé la Nati dans le groupe B avec le Canada, le Qatar et la Bosnie-Herzégovine, la réaction en Romandie a oscillé entre soulagement et prudence. Soulagement parce qu’aucun des trois adversaires ne figure parmi les vingt meilleures sélections mondiales au classement FIFA. Prudence parce que le Canada joue à domicile et que la Bosnie, qualifiée via les barrages UEFA, a montré du caractère dans cette voie d’accès.

La Suisse est la plus forte de ce groupe sur le papier. La Nati a disputé cinq grandes compétitions consécutives, accumulé de l’expérience en phase éliminatoire (huitièmes en 2018 et 2022, quarts à l’Euro 2020) et dispose d’un effectif dont la majorité évolue dans les cinq grands championnats européens. Le Canada, malgré la progression de son programmé national, n’a marqué aucun but en trois matchs lors de sa première participation au Qatar en 2022. Le Qatar, pays hôte en 2022, avait lui aussi quitté le tournoi sans victoire en phase de groupes. La Bosnie-Herzégovine dispute sa deuxième Coupe du Monde après 2014 au Brésil.

Les cotes de qualification reflètent cette analyse. La Suisse est cotée entre 1.80 et 2.00 pour terminer première du groupe, le Canada entre 2.50 et 3.00, la Bosnie entre 6.00 et 7.00 et le Qatar entre 8.00 et 10.00. Pour la simple qualification (top 2 ou meilleur troisième), la Suisse descend à 1.15-1.25 — une probabilité implicite supérieure à 80%.

Le calendrier joue un rôle dans l’analyse. Le premier match (Qatar – Suisse, 13 juin à Santa Clara) est une entrée en matière favorable: le Qatar est l’adversaire le plus faible du groupe et la Nati jouera sur terrain neutre. Au Qatar 2022, la sélection qatarie avait perdu ses trois matchs de poule sans inscrire un seul but face à l’Équateur, le Sénégal et les Pays-Bas. La progression depuis deux ans est réelle, portée par le développement de l’Aspire Academy et quelques internationaux évoluant dans le Golfe, mais l’écart de niveau avec une sélection européenne établie comme la Suisse reste significatif.

Le deuxième match (Suisse – Bosnie, 18 juin à Los Angeles) oppose deux sélections européennes qui se connaissent. La Bosnie-Herzégovine, qualifiée via les barrages UEFA, a montré du caractère pour arracher son billet. L’effectif bosniaque mêle des vétérans aguerris (Dzeko, Kolasinac) et une génération montante formée dans les championnats allemand et autrichien. Ce match sera probablement le plus tactique des trois pour la Nati — un adversaire organisé, physique et capable de frapper sur coups de pied arrêtés. L’enjeu sera de prendre les trois points pour sécuriser la qualification avant le dernier match.

Le troisième match (Suisse – Canada, 24 juin à Vancouver) est le plus incertain de la phase de groupes. Le Canada joue à domicile dans un BC Place à guichets fermés, porté par 54 000 supporters et la pression médiatique d’un pays en pleine fièvre footballistique. Alphonso Davies, Jonathan David et la cohorte de joueurs canadiens en Europe représentent une menace réelle sur les transitions rapides. Si la Suisse a déjà assuré sa qualification après deux matchs, la gestion de ce troisième match — forcer pour la première place ou préserver l’effectif — sera un choix tactique déterminant pour la suite du tournoi.

L’analyse détaillée match par match, avec les cotes projetées et les marchés spécifiques, se trouve dans le profil complet du groupe B.

Analyse comparative des groupes les plus relevés de la Coupe du Monde 2026 avec les cotes de qualification

Groupes relevés: F, H et K

Trois groupes se détachent par la qualité moyenne de leurs quatre composantes. Ce sont les poules où les surprises en phase de groupes sont les plus probables — et donc les marchés de paris les plus volatils.

Groupe F: le groupe de la mort

Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie. Quatre sélections qui pourraient chacune se qualifier dans une poule moins dense. Les Pays-Bas, demi-finalistes en 2014 et 2022, partent favoris mais sans certitude: le Japon a prouvé au Qatar qu’il pouvait battre n’importe quel adversaire européen sur un match, en éliminant successivement l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes avant de chuter en huitièmes contre la Croatie. La Suède, qualifiée via les barrages UEFA après avoir traversé une période de reconstruction post-Ibrahimovic, possède une tradition de compétitivité en Coupe du Monde — les quarts de finale 2018 en Russie rappellent que cette sélection sait performer dans les grands tournois. La Tunisie, présente à six des huit dernières éditions, ne fera de cadeau à personne — les Aigles de Carthage avaient tenu le Danemark et battu la France en phase de groupes au Qatar 2022.

Dans ce groupe, un grand nom sera éliminé dès la phase de groupes — la question est de savoir lequel. Les cotes reflètent l’incertitude: Pays-Bas à 1.60 pour la qualification, Japon à 1.90, Suède à 3.50, Tunisie à 4.00. L’écart entre le deuxième et le troisième est si mince que la différence de buts où le classement fair-play pourrait déterminer qui passé. Pour les parieurs, le groupe F est le plus risqué mais aussi le plus rémunérateur: les cotes des deuxième et troisième places offrent de la valeur précisément parce que le résultat est imprévisible.

Groupe H: Espagne-Uruguay en affiche

L’Espagne, championne d’Europe en titre, affronte l’Uruguay, demi-finaliste régulier et toujours dangereux dans les grandes compétitions. L’Arabie saoudite, forte de sa victoire contre l’Argentine en 2022, et le Cap-Vert, néophyte enthousiaste, complètent la poule. Le choc Espagne-Uruguay sera l’un des matchs les plus attendus de la phase de groupes — deux styles diamétralement opposés (possession espagnole contre combativité uruguayenne) et un enjeu direct pour la première place.

Le perdant de cette confrontation sera contraint de surveiller ses arrières face à l’Arabie saoudite, capable de coups d’éclat ponctuels. Au Qatar 2022, les Saoudiens avaient retourné une situation compromise pour battre l’Argentine 2-1 lors du match d’ouverture — preuve que cette sélection peut frapper n’importe qui sur un match isolé. Le Cap-Vert, pour sa première participation, aura un rôle de trouble-fête: un point arraché contre l’Espagne où l’Uruguay serait historique. Ce groupe produira probablement un résultat surprise lors de la deuxième journée, quand les équipes ajusteront leur approche en fonction du premier match.

Groupe K: Portugal-Colombie, le piège

Le Portugal et la Colombie sont les deux favoris logiques de cette poule, mais leur affrontement direct rendra la vie difficile au perdant. Le Portugal, porté par Bernardo Silva et la nouvelle génération post-Ronaldo (ou avec un Ronaldo de 41 ans en bout de course), combine talent offensif et fragilité défensive — un profil qui le rend vulnérable dans les matchs serrés. La Colombie, en progression constante, dispose d’un effectif offensif de premier plan (Luis Díaz, Borré, James Rodríguez) et d’une solidité collective forgée dans les éliminatoires sud-américaines.

L’Ouzbékistan et la RD Congo, tous deux qualifiés via les barrages, sont les deux plus grandes inconnues du tournoi — aucune donnée récente en phase finale ne permet de calibrer leurs performances avec précision. Ce groupe est celui où les bookmakers affichent les marges les plus larges sur les cotes de qualification des troisième et quatrième, reflet de l’incertitude maximale. Pour les parieurs avertis, c’est précisément le type de configuration où une analyse approfondie des matchs amicaux et des qualifications régionales peut créer un avantage informationnel.

Groupes ouverts: surprises possibles

Au-delà des groupes « de la mort », plusieurs poules présentent des configurations où le résultat n’est pas joué d’avance — même si la hiérarchie semble plus claire que dans les groupes F, H et K.

Le groupe D (États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie) est le plus équilibré parmi ceux contenant un pays hôte. Les États-Unis partent favoris, mais la Turquie, qualifiée via les barrages UEFA, est la plus forte des équipes de chapeau 4 du tournoi. L’Australie, habituée aux phases finales, et le Paraguay, revenu en Coupe du Monde après seize ans d’absence, rendront chaque match compétitif. Un tirage au sort défavorable dans les premières journées pourrait mettre les Américains sous pression malgré l’avantage du terrain.

Le groupe I (France, Sénégal, Norvège, Irak) est ouvert derrière la France. Le Sénégal, champion d’Afrique 2022, possède un effectif taillé pour les grandes compétitions. La Norvège de Haaland est l’éternelle interrogation: un joueur de calibre Ballon d’Or peut-il porter une sélection entière sur un tournoi de cinq semaines ? L’Irak, qualifié via les barrages intercontinentaux, est l’outsider absolu mais pas sans danger dans un match unique. La lutte pour la deuxième place, derrière une France qui devrait dominer, s’annonce féroce.

Le groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) reproduit un schéma classique des Coupes du Monde récentes: deux sélections européennes fortes se disputent la première place tandis qu’une équipe africaine talentueuse tente de se glisser dans le top 2. Le Ghana, quart-de-finaliste en 2010, à l’expérience des grands tournois. Le Panama, deuxième participation après 2018, apportera une résistance physique que ses adversaires ne devront pas sous-estimer.

Le groupe C (Brésil, Maroc, Haïti, Écosse) mérite une attention particulière. Le Brésil, malgré ses difficultés récentes en qualifications CONMEBOL, reste le Brésil — cinq titres mondiaux et un effectif dont le talent brut est indiscutable, même si la cohésion collective a fait défaut ces dernières années. Le Maroc, demi-finaliste sensationnel au Qatar 2022, arrive avec une ambition légitime de première place et un effectif qui s’est étoffé depuis le parcours qatari (Hakimi, Amrabat, En-Nesyri, Ziyech). L’affrontement Brésil-Maroc sera un match de gala en phase de groupes, avec des implications directes sur le tableau éliminatoire. L’Écosse, discrète mais compétitive sous la direction de son nouveau sélectionneur, pourrait profiter de ce duel pour se faufiler en tant que meilleur troisième — à condition de battre Haïti et d’arracher un résultat contre l’un des deux favoris.

Le groupe A (Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie) ouvre le tournoi avec le match Mexique – Afrique du Sud à l’Estadio Azteca le 11 juin. Le Mexique, porté par son public et l’altitude de Mexico, est le favori logique. La Corée du Sud, portée par la génération Son Heung-min et les talents émergents de K League et d’Europe, vise la deuxième place. L’Afrique du Sud revient en Coupe du Monde pour la première fois depuis l’édition qu’elle avait organisée en 2010 — un retour chargé d’émotion. La Tchéquie, qualifiée via les barrages UEFA, apporte le sérieux tactique de l’école centre-européenne.

Pronostics de qualification par groupe

Chaque année avant un grand tournoi, je m’impose un exercice: pronostiquer les deux premières équipes de chaque groupe en une seule session, sans revenir en arrière. C’est un exercice de discipline qui force à trancher au lieu de nuancer indéfiniment. Voici mes pronostics pour les douze groupes de la Coupe du Monde 2026.

Pronostics de qualification par groupe
Groupe1er pronostiqué2e pronostiqué3e (outsider)Niveau de certitude
AMexiqueCorée du SudTchéquieÉlevé
BSuisseCanadaBosnie-HerzégovineÉlevé
CBrésilMarocÉcosseMoyen
DÉtats-UnisTurquieParaguayMoyen
EAllemagneCôte d’IvoireÉquateurÉlevé
FPays-BasJaponSuèdeFaible
GBelgiqueÉgypteIranMoyen
HEspagneUruguayArabie saouditeMoyen
IFranceSénégalNorvègeMoyen
JArgentineAutricheAlgérieÉlevé
KPortugalColombieRD CongoMoyen
LAngleterreCroatieGhanaMoyen

Les groupes où mon niveau de certitude est « élevé » (A, B, E, J) sont ceux où l’écart entre la tête de série et le reste est le plus net. La Suisse dans le groupe B, l’Allemagne dans le E, l’Argentine dans le J: ces sélections possèdent un avantage structurel (classement, effectif, expérience) qui les met à l’abri d’une élimination en poule, sauf scénario catastrophe.

Les groupes à certitude « faible » (F principalement) sont ceux où je pourrais inverser mon pronostic sans mauvaise conscience. Les Pays-Bas premiers et le Japon deuxième est le scénario le plus probable selon les cotes, mais un Japon premier et des Pays-Bas éliminés ne serait une surprise que pour ceux qui n’ont pas regardé le Qatar 2022.

Le facteur « meilleur troisième » ajoute une dimension que les parieurs ne doivent pas négliger. Les équipes que j’ai placées en troisième position (Tchéquie, Bosnie, Écosse, Paraguay, Équateur, Suède, Iran, Arabie saoudite, Norvège, Algérie, RD Congo, Ghana) devront accumuler au moins trois ou quatre points pour espérer figurer parmi les huit meilleurs troisièmes qualifiés. Un nul et une victoire, où deux nuls et un résultat favorable dans les autres groupes, pourraient suffire. Cela signifie que les matchs du troisième jour de chaque poule, traditionnellement les moins regardés, seront déterminants pour le classement transversal des troisièmes.

En termes de paris, les pronostics de qualification par groupe offrent des cotes variées. Sur les groupes à certitude élevée (A, B, E, J), les cotes du favori sont basses (1.20-1.40 pour sortir du groupe) — peu de valeur individuelle, mais utilisables en combiné pour construire une base solide. Sur les groupes incertains (F, H, K), les cotes du deuxième ou du troisième qualifié montent entre 2.50 et 4.00 — c’est là que se trouve le meilleur rapport risque/récompense pour un parieur qui a fait son analyse.

Mon approche personnelle pour la phase de groupes de ce Mondial 2026: je concentre mes mises sur les résultats de la deuxième journée, quand les premiers matchs ont révélé les forces et faiblesses réelles, et avant que les bookmakers n’aient pleinement ajusté leurs modèles. La fenêtre entre le premier et le deuxième match d’une équipe — trois à cinq jours — est historiquement celle où l’écart entre les cotes proposées et la probabilité réelle est le plus grand.

Calendrier de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 avec les horaires suisses CEST

Calendrier de la phase de groupes en heure suisse

Seize jours de phase de groupes, du 11 au 26 juin 2026. La densité varie: les premiers jours comptent quatre à six matchs, les derniers peuvent en accumuler huit sur une seule journée. Pour les téléspectateurs suisses, les créneaux horaires déterminent quels matchs sont regardables en direct et lesquels nécessitent un réveil à l’aube.

Les matchs programmés sur la côte est des États-Unis (New York, Miami, Atlanta, Philadelphie, Boston) offrent les créneaux les plus favorables: un coup d’envoi à 13h00 ET correspond à 19h00 CEST, et un match à 16h00 ET commence à 22h00 CEST. Les matchs au Texas (Dallas, Houston) accusent une heure de décalage supplémentaire — un match à 19h00 CT (Central Time) ne démarre qu’à 02h00 CEST. La côte ouest (Los Angeles, Seattle, San Francisco) repousse les horaires de trois heures par rapport à New York — un match à 18h00 PT ne commence qu’à 03h00 CEST, un créneau réservé aux insomniaques.

Le Mexique ajoute un fuseau supplémentaire à prendre en compte. Mexico est en CDT (Central Daylight Time, UTC-5 en été), soit sept heures de décalage avec la Suisse. Le match d’ouverture Mexique – Afrique du Sud le 11 juin, programmé en début de soirée locale, pourrait commencer après minuit CEST. Monterrey et Guadalajara sont dans le même fuseau.

Pour le groupe B, les trois matchs de la Nati sont tous programmés à 15h00 ET, soit 21h00 CEST. C’est un créneau idéal pour la Suisse romande: assez tôt pour ne pas empiéter sur le sommeil, assez tard pour permettre de rentrer du travail. Le 13 juin (samedi), le 18 juin (jeudi) et le 24 juin (mercredi) — trois soirées à bloquer dans votre agenda dès maintenant.

Matchs de la Suisse en phase de groupes
DateMatchStadeHeure CEST
13 juin (samedi)Qatar – SuisseLevi’s Stadium, Santa Clara21h00
18 juin (jeudi)Suisse – Bosnie-HerzégovineSoFi Stadium, Los Angeles21h00
24 juin (mercredi)Suisse – CanadaBC Place, Vancouver21h00

Les matchs des groupes « relevés » que je recommande de suivre pour affiner vos pronostics: Espagne – Uruguay (groupe H), France – Sénégal (groupe I), Pays-Bas – Japon (groupe F) et Angleterre – Croatie (groupe L). Ces quatre affiches donneront le ton du tournoi et permettront d’évaluer la forme réelle des favoris avant la phase éliminatoire. Vérifiez leurs horaires CEST — certains pourraient se jouer en pleine nuit suisse, en particulier ceux disputés sur la côte ouest où au Mexique.

Un conseil d’organisation: la dernière journée de chaque groupe (matchs simultanés à la même heure) concentre le maximum d’enjeu en un minimum de temps. Les 25 et 26 juin, jusqu’à huit matchs pourraient se jouer sur deux créneaux horaires. C’est le moment où les classements de groupes se figent et où les dernières places de meilleurs troisièmes se décident. Si vous devez choisir un jour de congé pour suivre le tournoi, visez le 25 où le 26 juin plutôt que le match d’ouverture.

Qui sort, qui tombe

Douze groupes, trente-deux qualifiés — les deux tiers du plateau survivront à la phase de poule. C’est une proportion inédite qui réduit le drame des éliminations précoces mais augmenté l’importance du classement: finir premier, deuxième ou meilleur troisième détermine le chemin dans le tableau éliminatoire, et donc la probabilité de croiser un favori dès le round of 32.

Les groupes de la Coupe du Monde 2026 dessinent un paysage contrasté. D’un côté, des poules où la hiérarchie est limpide — la Suisse dans le groupe B, l’Argentine dans le J, l’Allemagne dans le E. De l’autre, des groupes-piéges où deux ou trois équipes de niveau comparable se disputeront les places qualificatives jusqu’à la dernière journée — le groupe F en tête, suivi des groupes H et K.

Pour le parieur, la phase de groupes est le terrain le plus fertile du tournoi. Soixante-douze matchs en seize jours, des cotes calibrées sur des données pré-tournoi qui seront rapidement dépassées par la réalité du terrain, et un système de meilleurs troisièmes qui maintient l’enjeu jusqu’au bout dans chaque poule. C’est ici que se joue la majeure partie de l’avantage analytique — avant que la phase éliminatoire ne bascule dans l’imprévisibilité des matchs couperets.

Les trois matchs de la Nati — Qatar le 13 juin, Bosnie le 18 juin, Canada le 24 juin, tous à 21h00 CEST — structureront le mois de juin des supporters suisses. La qualification est à portée de main. La première place du groupe est un objectif crédible. Et au-delà, le round of 32 et les huitièmes de finale offriront des scénarios que nous analyserons en temps réel.

Le comparatif complet des cotes par groupe et par marché vous permettra de traduire ces pronostics en opportunités concrètes.

Créé par la rédaction de « Cdmchfoot ».